jeudi 27 septembre 2012

Orelsan, (de) ta mère, le gendre idéal !


L’autre jour n’écoutant que mon courage, je me suis mis en tête d’écouter le dernier album d’Orelsan. De qui ? ORELSAN, Aurélien Cotentin pour l'état civil. Pourquoi ça ? Parce que c’est le rappeur dont on parle tiens. Le garçon a fait le buzz il y a quelques temps à cause d’un morceau qui a provoqué l’ire des féministes *. Depuis, la polémique est retombée, et nouvel album. Ses chansons traînent sur les ondes, on en parle sur les réseaux sociaux, il est en concert dans ta ville. Avec sa tête de voisin de palier élevé au beurre frais, il n’est pas du tout cool, il est mieux que ça, il est hype. Et surtout, parce qu’il est normand. De Caen. Un rappeur.

Foin d’oxymoron, il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité. Un Normand peut-il vraiment rapper ? J’ai écouté l’album une fois, deux fois, trois fois. Stop ! A ce stade je préfère lever le suspense. N'étant pas maso, si j’ai écouté et même ré-écouté cet album, c’est qu’il ne m’a pas déplu. M’a–t-il plu ? Beeeeeen p't'être bien qu'oui, p't'être bien que non j’allais dire – mais ça devient lourd.

Au départ son flow surprend, il est un peu mou du genou, un peu traînant, un peu trop « j’aurais-t’y-pas abusé du chichon en me défonçant au poiré ? ». Et puis j’ai fini par m’habituer (on s’habitue à tout en ce bas monde, même aux baskets Isabel Marant) non sans avoir fait au préalable le deuil de Booba, du Pont de Sèvres, et des bouillons de hargne hardcore du rap des familles comme on l'aime.
Point non plus d’ego trip ici, ou peu, mais quand même de la punch line qui va bien : « la mort c’est la finale, le sommeil c’est l’entraînement » (Elle viendra quand même), et des paroles qui causent dans le poste à la génération Y :

« Pourquoi faire tout d’suite tout c’qu’on peut faire plus tard ?
Tout c’qu’on veut c’est profiter d’l’instant.
On s’épanouit dans la lumière du soir.
Tout c’qu’on veut c’est pouvoir vivre maintenant. » (La terre est ronde)

Orelsan, il raconte sa life, il s’est fait largué et il douille (Finir mal), il regrette les années 90 de quand il était petit (1990), il fait la teuf avec ses potes et il se retourne le cerveau (Des trous dans la tête), il va même jusqu'à observer la mondialisation de manière plutôt fine (La petite marchande de porte-clefs).

Craignant peut-être qu’on ne lui renvoie ses origines à la figure (et c’est ce qu’on n'manque pas d'faire, tavu), il opère des changements subtils sur la fin de l’album, qui change un peu de ton, et personnellement c’est là où je le préfère : en mode vénère grrr. Le propos quitte le petit bout de la lorgnette de sa vie, le flow se fait (un chouia) plus agressif, les paroles plus impertinentes, et l’on finit par toucher à quelque chose d’un petit peu… moins consensuel plus mordant.

Au final pourquoi ça emballe ? Mais parce que c’est du rap ! et que comme souvent avec le meilleur de cette musique, c’est super bien produit bon dieu. Que le mec ne se prend pas au sérieux, il ne prétend pas révolutionner le genre, mais que sa petite musique finit décidément par rester dans la tête…



Je te laisse avec Suicide social (gâté, va), celle-là même où il repeint les posters de sa chambre d’ado avec sa cervelle à la fin :



Orelsan, Le chant des sirènes, à se procurer chez son disquaire préféré vite avant qu'il ne mette la clé sous la porte. Ou sur Itunes.


* « Sale Pute » (quand même)

lundi 24 septembre 2012

Lolcat

Le lundi matin est un moment particulier de la semaine. Il faut se relancer dans l’arène après deux jours, rassembler son énergie et y aller. Certains s’en réjouissent (les parents de jeunes enfants), d’autres moins (tout dépend du patron ; des collègues ; du travail). Observons l’effet du lundi matin dans un appartement de région parisienne.


-       Se lever, et l’esprit encore tout embrumé de sommeil, se diriger vers les waters.

-       Le temps d’entrer dans la pièce, ne pas allumer la lumière des toilettes.

-       Au moment de se tourner vers l’interrupteur, apercevoir dans un flash un peu flou l’endroit où le pied déjà en l’air, va se poser dans moins d’un huitième de seconde. Avoir un mauvais pressentiment. Prier très fort pour qu’il soit possible de changer cet emplacement, dans une tentative bien vaine il faut le reconnaitre, d'arrêter le temps, ou du moins de dévier la trajectoire d'atterrissage dudit pied.

-       Impact.

-       Allumer la lumière.

-       Confirmer visuellement (s'il en était besoin) qu'on vient de marcher dans le popo du chat, que ce dernier avait délicatement déposé à côté de sa litière qui jouxte les toilettes (le drame de la promiscuité du logement parisien). Du pied droit.

Ouvrons ici une parenthèse. Serait-ce une mesure de représailles de la part du chat, qui bien malgré lui, ne mange que des croquettes depuis deux jours à la suite d’une rupture de stock de ses boites ? Peut-être. Mais aussi, c’était le week-end, et le dimanche les magasins sont fermés, tu comprends Minou ?... Mieux vaut arrêter là l'anthropomorphisme, et fermer la parenthèse.

-       Remercier le ciel de ne pas être pieds nus. Alléluia ! Et bonne semaine.



Le meilleur lolcat de la terre ICI




mercredi 19 septembre 2012

A la table des coeurs brisés du net

Lui : Tu vas rire, mais je m'imaginais déjà l'attendre à l'aéroport au retour de son voyage au bout du monde.
Elle : Je ne me moque pas, moi je me voyais en blanc au pied de l'autel alors...
Lui : ...
Elle : Elle cherchait quoi ?
Lui : "l'homme qui [lui] ferait quitter le site"... Toi ?
Elle : "un paradis artificiel sans artifice".
Lui : ...
Elle : ...
Elle et lui : Menteurs !!
Elle et lui : ...
Lui : Ca va la barbe là ?
Elle : Oui, je te l'ai déjà dit, tu es beau comme tout comme ça !
Lui : soupir...




samedi 4 août 2012

La Grèce, ça envoie du pâté

SAUF QUE. 
Nous avons une série de problèmes avec ce visuel :


1/ Qui a vraiment envie de manger du saumon en tube ?

2/ Qui peut, ne serait-ce qu'envisager, d'en manger avec quelqu'un qui confond infinitif et participe passé ??


3/ Cet aliment est comestible jusqu'en septembre 2014.


3/ Le tout sans préservatif ? CA VA LA TETE ??!

vendredi 27 juillet 2012

Mon cher Fausti,

Tu nous manques !


On désopile beaucoup moins depuis que tu es partie, et la chaleur des Cyclades semble plus difficile à supporter.

Après t'avoir amenée au bateau cette après midi, Eiem a mangé une glace (au yogourt avec des cerises), puis on est retourné à nos serviettes, on s'est baqué, rincé, et en se dépêchant, on a même réussi à ne presque pas louper le bus (cette fois).

Le soir, direction Chora pour dîner. On est passé prendre des tickets de bateau à l'office du tourisme, et que dire, à part que James McAvoy était toujours aussi beau derrière son comptoir ! Il est plus vieux que ce que l'on pensait en revanche. Il a même quelques petits cheveux blancs. Mais quels yeux clairs magnifiques ! Comme il m'intimidait un tout petit peu, je n'ai pas trop bien réussi mes exercices d'eye contact que tu m'as enseigné. Du coup il échangeait plutôt avec Eiem, mais on a bien désopilé quand même.

Pour dîner, on a été à la taverne où on avait aperçu hier le couple sinistré qu'on croise tout le temps. Le patron, un sosie d'Eric Cantona (plus râblé, mais au moins aussi pileux), a été un vrai père pour nous. Il nous a d'emblée offert un tetarto de vin blanc (royal au bar !), de la karpousi en dessert, et même deux briquets publicitaires de son resto. Du coup on était quand même un peu contentes, même si la nourriture était mauvaise (d'où la terrasse déserte. D'où les attentions), et on se dit qu'on est un peu obligé d'y retourner... On verra.

En sortant de la rue principale, sur qui tombons-nous, je te le donne en 100 ? La famille de poissons pilote, tu sais les Français qui avaient fait deux kms à la nage depuis la plage où on les avait vu, pour rejoindre notre crique avec les rochers. Avec le père et le fils au bout du rouleau parce que la mère n'arrêtait pas de parler (sauf quand elle nageait - c'est d'ailleurs sans doute pour ça qu'ils nageaient autant (d'ailleurs le père avait même un tuba), enfin du calme !). Donc quand on les croise ce soir et que je m'aperçois que c'est eux, je m'exerce une seconde au eye contact avec le fils, mais au bout de ce délai, j'en ai assez parce qu'en fait il est bof. C'est là qu'Eiem aperçoit la mère qui est derrière, et que je me mets à prier qu'elle ne mette pas en action sa légendaire discrétion. Au final elle ne fait que m'agripper le bras en s'exclamant tout bas : "hé, hé, hé ! Les Francais nageurs de l'autre jour !". Ouf
De retour à l'hôtel, un escadron de mosquitos vengeurs nous attendait, mais je crois qu'on peut dire que nous vainquîmes, avec force Tiger moon, lotion répulsive, prise anti-moustiques, bon coups de tongues dans la tronche, et moustiquaires (la victoire n'est pas le chemin, le chemin est la victoire !).

La famille avec les parents ectoplasmiques et les jumelles est toujours là, ils sont revenus juste après nous ce soir. Les parents sont plus passe-muraille que jamais, et la petite Choupita toujours aussi diaboliquement coquine (ou l'inverse ?).
En revanche pas de trace du couple de frenchies en scooter bizarrement assorti, tu sais, lui  il répondait aux questions qu'on se posait, comme quand tu as dit tout haut "demande donc au monsieur, il doit savoir ça", et qu'il a répondu direct "Bradley Wiggins" quand je me demandais qui avait gagné le tour de France (c'est vrai quoi, puisqu'il écoutait la conversation, autant le faire participer). Ils sont peut-être partis à Naxos par le bateau du soir ?

Tu nous manques Fausti, ainsi que ton air consterné quand je lâche une jeu de mot foireux. C'était super ces vacances ! J'espère que le retour, le transfert Pirée-aéroport, et la nuit à l'aéroport ne sont pas trop pénibles ! On pense à toi !
L'année prochaine on remet ça avec les +1 ?!

Allez à très vite, gros bisous,

Bloodie

mardi 17 juillet 2012

Géopolitique du conflit (intérieur)


A J-1 du départ en vacances à l’étranger, une interrogation fondamentale s’abat sur moi.
Vais-je réussir à mettre la main sur mon passeport ? Mes vaccins sont-ils en règle pour la destination à laquelle je me destine ? Le climat géopolitique de la région est-il supportable ? Qu’en est-il des droits de l’Homme ??

Non non non, rien de tout ça (ces questions ont été réglées en amont et tout va bien de ce côté grands dieux), mais bien : quelle couleur de vernis choisir pour les mains ET pour les pieds ? Cette délicate question me plonge dans des abîmes de réflexion. Il s’agit de faire un minimum le poids vis-à-vis des indigènes locales, et puis quoi, on a une certaine idée du grooming ou on ne l’a pas !

Waikiki Orange ? Un tangerine ? Du Jade ou un khaki vintage ? Du noir (pas très été) ?… Un You don’t know Jacques, si fidèle tout au long de l’année ? Ou bien plus foufou, une teinte mimosa (qui s’avère charmante lorsqu’on est DEJA bronzée), ou un Lapis of luxury ?...




C’est que Madame de Beauvoir avait raison, si tout était facile et inné, cela se saurait, et définitivement, on ne naît pas femme, n’est-ce pas, on le devient…

jeudi 12 juillet 2012

Ce drôle de moment

où tu te retrouves à expliquer à ton ex, les fonctionnalités facebook pour cacher les updates de son ex (la suivante après toi) de son newsfeed...

mercredi 11 juillet 2012

Pour ou contre la guerre en Irak comme dans Démineurs ?


Auréolé d’une pluie de récompenses aux Oscars et aux Baftas, et parce qu’on ne rechigne jamais devant un bon film de guerre, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on s’installe devant Démineurs (The Hurt Locker), réalisé par Cathryn Bigelow.
Après visionnage, qu’en est-il de ce film ? A-t-on mieux compris la guerre en Irak ?


Les soldats

Le film suit donc une petite équipe de trois démineurs, fort occupée dans le Baghdad de 2004, et dépeint la témérité, voire l’héroïsme, dont ses membres font preuve au quotidien, quelques semaines avant la fin de leur mission. 

Attention il n’est pas question ici de fantassins ou autres troupes opérationnelles sur le champs de bataille, mais bien de démineurs. Quelqu’un signale une bombe, ils viennent pour la désamorcer. Là où l’exercice se rapproche nettement de la mission suicide, c’est que ladite bombe est souvent déclenchable à distance, et que la personne qui l’a posée préfère attendre, dans un souci de productivité bien compréhensible, qu’il y ait le maximum de monde autour avant d'appuyer sur "ON" (et en particulier donc, l’équipe de déminage).

Le sous-off', plutôt responsable, en charge de l’équipe s’étant fait fumer dans la scène d’ouverture, il est remplacé par le sergent James, une véritable tête brûlée qui semble se rire du danger. S'opposant de fait clairement aux parangons du team spirit auxquels ce genre de film nous a habitué, il n’hésite pas à mettre ses coéquipiers en situation délicate. Ceux-ci en éprouvent d’ailleurs un déplaisir certain et grandissant, et vont même jusqu’à s’interroger sur la pertinence de le faire disparaître (un accident est vite arrivé en zone de guerre). Ils ne le font pas, fort heureusement, et James continue donc jusqu’à la fin de braver la mort à chaque sortie pour notre plus grand plaisir, tel un chat qui aurait 7 vies (ou plutôt 873, le nombre de bombes qu’il a désamorcé jusque-là).



Le sergent James, pris dans un imbroglio de bombes qui menacent de lui exploser à la figure à tout instant 

Les Irakiens

On aperçoit quelques citoyens Irakiens au long des 2h10 de film, et autant le dire tout de suite, l’Irakien est hostile ! Lors de ses sorties en ville effectuées sous la rassurante protection d’une mitrailleuse, l’équipe écope de longs regards scrutateurs, chargés de sous-entendus. Et oui internaute, c’est humain comme réaction face à l’envahisseur ! Souviens-toi de Paris en 1940 (si tu ne te souviens pas, demande donc à ton Pépé) !

Le vrai ennemi, le méchant, le terroriste, est lui potentiellement partout présent, comme en témoigne la tension extrême qui plane sur le film (ami cardiaque, abstiens-toi !*), tout en restant parfaitement invisible pour qui n’est pas équipé de jumelles de l’armée super puissantes. Déception donc, nous ne saurons rien des motivations desdits terroristes : le seul qui aurait été en mesure d’avancer des explications se fait ainsi buter après sa capture, sans autre forme de procès.


Quid des interactions avec la population ?

Interactions il y a, internaute ! James rencontre sur la base militaire un enfant irakien, qui lui refile des dvds pirates à moitié illisibles, ce qui ne les empêche pas de se lier d’amitié. 
C’est lorsqu’il découvre que le petit a été tué que le film, et en particulier James, part vraiment en cacahuète. James décide d’aller venger le petit, ni plus ni moins. Comment arrive-t-il à sortir seul puis à rentrer dans la base sans être inquiété ? D'où lui vient même cette idée complètement loufoque ? Mystère. Nous mettrons cet élément sur le compte de sa grande impulsivité. Il atterrit finalement chez un monsieur trilingue qui l’accueille bien cordialement chez lui, avant que la femme de ce dernier, moins coopérante face à cet intrus qui leur braque un pistolet sous le nez, ne le mette dehors à coup de plateau sur la tête (grand moment).

Une scène marque malgré tout un effort de coopération et d’entraide entre les soldats et la population : lorsque l’équipe arrive à l’emplacement où lui a été signalé une bombe, et découvre un malheureux père de famille ceinturé d’explosifs qui supplie qu’on le débarrasse de son fardeau. Les uns et les autres font ce qu'ils peuvent, dans les limites imposées par la minuterie qui se trouve accrochée au dispositif...


En définitive, on ne peut s’empêcher de rester sur sa faim quand arrive le générique. Cerne-t-on mieux les enjeux du conflit ? Absolument pas (on est même particulièrement dérouté). 

Alors quelle était exactement la thèse du film ? Que la guerre peut être une drogue ? Certes mais dans ce cas pourquoi ne pas avoir donné plus de profondeur aux personnages ? Les motivations de James à peine esquissées, sa difficile (impossible ?) réadaptation à la vie civile, prennent corps dans ce qui constitue paradoxalement l’une des scènes les plus fortes du film : les courses en famille, et James complètement désemparé devant un rayonnage de céréales qui semble infini… On aurait aimé voir plus de ce film-là. Mais ce n’est décidément pas ce qu’avait en tête la réalisatrice...


* de même si tu n'as pas le pied marin, je te déconseille formellement le visionnage de ce film. Dans un souci de mise sous tension du spectateur, et afin d'ajouter du rythme, presque tout est filmé caméra à l'épaule. Ca bouge donc beaucoup, et une pensée pour le pauvre caméraman, qui s'il n'était pas épileptique au début du film, l'est très certainement devenu !

mercredi 6 juin 2012

Les apprentis

- Bon donc je t'explique, l'histoire c'est qu'on dirait que t'es au chômage depuis un moment ok ?
- bah carrément c'est pas un rôle alors, c'est ma vraie vie.
- Ouais s'tu veux, nan mais après ça change.  Donc t'as fait des trucs avant et puis t'as les assedics tranquille pépère tout ça. Et puis un jour tu regardes Canal et...
- Nan mais je regarde pas la télé moi, c'est pour les bolosses la télé !
- Mais on s'en fout c'est pour le rôle c'est pas pour de vrai ! DONC tu regardes Canal t'sais et puis tu tombes sur le mec là t'sais celui qui se prend trop pour un prince là, Beigbeder il s'appelle.
-...
- ouais 'fin bon, le gars avant d'être à la télé, il était publicitaire et carrément il avait trop la belle vie. Déjà il va bosser le matin genre en milieu de matinée, c'est bon, ça gêne personne. Il fait des pubs il les crée t'sais, des spots qui passent à la télé, et genre il voyage partout dans le monde pour tourner ses pubs t'sais. Après quand il rentre il va dans des soirées et le mec il est tellement défoncé, mais genre il se défonce avec tout ce qui lui tombe sous la main t'sais. Et donc toi tu le vois là à la télé, il raconte son truc t'sais et toi d'un seul coup carrément t'es subjugué par c'qu'il dit...
- wola c'est pas parce que je vais faire l'acteur comme Brad Pitt et tout là, qu'il faut employer des mots compliqués sérieux !!
- ouais, donc du coup tu veux faire ça aussi, comme lui t'sais. Bon au début tu sais pas comment alors genre tu te renseignes t'sais comment on fait pour y rentrer tout ça
- bah on rentre par la porte nan, on va pas prendre le monte charge.
- haha ouais c'est ça. Bon et aussi j'ai oublié de dire tu fais de la musique mais t'sais de la musique classique quoi avec les violons tout ça...
- c'est trop le truc de bolosse ça !
- mais nan trop pas, quand j'étais au collège la fille que je voulais serrer, elle faisait de la trompette elle m'a montré sérieux c'était de la balle mec !
- LOL ! Carrément le mec il se fait retourner le cerveau par une meuf du coup il croit c'est ça la musique classique, n'importe quoi !!
- Mais c'est bon allez reste focus là !!
- foquius c'est quoi ça, tu parles anglais maintenant ?
- Ben ouais j'apprends, j'regarde Comment j'ai rencontré ta mère là en anglais avec le français en sous titres...
- qu'est-ce que t'a dit sur ma mère là qu'est-ce t'a dit ??
- c'est le nom de la série vas-y mais lâche moi espèce de malade putain !! How I meet ta mère j'sais pas quoi là



- C'est bon messieurs merci, on va s'arrêter là. On vous rappellera.

mercredi 30 mai 2012

Les musiciens de l'orchestre pour les nuls

Les cordes
Le violon 1 type est égocentrique, hautain, grand travailleur, et convaincu qu’il détient La Vérité (il a un son magnifique et le thème les 9/10e du temps). En somme le premier de la classe que personne ne peut blairer. Grand anxieux, il fait parfois des cauchemars dans lesquels le chef, devant tout l’orchestre, le rétrograde v2 (violon 2) (poste qu’il a longtemps occupé, mais dont il s’est sorti à la force du poignet) !

Le violon 2 est souvent un violoniste médiocre, non par manque de talent, mais parce que l’ambition du v1 lui est étrangère et qu’il n’en fiche pas une ramée. Excellent comédien, il est capable de jouer une symphonie de Mahler entière en play-back. Revers de la médaille, il arrive en répétition, qu'en l'absence du chef d'attaque, aucun son ne sorte du pupitre des v2. Il n'a simplement pas eu le temps de bosser ses traits ! Ce touriste préfère faire des blagues et boire des coups avec ses potes. Rivalité éternelle avec le v1, même s’il se ferait découper en morceaux plutôt que de l’avouer.

L’altiste est un v2 raté.

Le violoncelliste est à part dans l’orchestre. Il arrive même parfois qu’il ait CHOISI de jouer du violoncelle.

Le contrebassiste est arrivé là un peu par hasard. Toujours. C'est un être en transition, passé pro dans la tenue de la tonique.

La harpiste est une jolie fille, très musicienne, en un mot qui assure.


Les bois
Le hauboïste est quelqu’un de sérieux, appliqué, qui ne fait pas de vague. Normal pour quelqu'un qui donne le la. Il a comme le trompettiste des p… de solos, mais lui ne la ramène pas, occupé qu'il est à bosser, et à rechercher l’ANCHE parfaite (son Graal).

Le clarinettiste est assez cool, bien que plutôt introverti dans la vie. Certains specimens sont particulièrement friands de gestes très théâtraux, même (surtout ?) lorsqu'ils n'ont qu'une note à jouer. Comme tous les bois, il est là pour bosser.


Le flûtiste possède une âme de jeune fille en fleur. Dans ses rêves les plus fous, il se voit menant le reste de l’orchestre se rouler dans les prés au son de son flûtiau.

Le piccoliste est le jumeau hétérozygote du flûtiste, à ceci près qu'il est haï par une bonne partie de l'orchestre, en particulier les v2, les v1 du fond (les mauvais v1), les chiens, et de manière plus générale, par toute personne passant à sa portée lorsqu'il entame l'un de ses solos à base d'ultrasons.

Le bassoniste est un bon musicien.


Les cuivres
Le corniste est le roi de l’orchestre – mais ne le lui dites surtout pas ! Le v1 est souvent amoureux de lui en secret. Gros ego.

Le trompettiste est le sel de l’orchestre. Grande gueule, macho, paresseux, obsédé par les (très mauvaises) blagues de cul, c’est un « ambianceur » né, toujours prêt à entonner « le petit bonhomme en mousse », bientôt suivi par le reste de son harmonie. Il est persuadé que la trompette est l’instrument phare qui éclaire l’humanité, et qu’il en est le Maître. Au final sympathique.

Le tromboniste est un ersatz du trompettiste, à tendance encore plus bourrin. Il a bien souvent, comme son voisin trompettiste, commencé sa carrière dans la fanfare municipale de son bled, ce qui laisse des traces...

Le tubiste (toujours un homme) compense à l’évidence par la taille surdimensionnée de son instrument une virilité défaillante, cette dernière étant très vraisemblablement le résultat d'un traumatisme subi dans l’enfance.


Les percus
Le percussionniste, après avoir longuement hésité avec une carrière de déménageur, s’est finalement décidé pour la percu, conséquence logique d’une scolarité passée à se faire virer de classe par des professeurs excédés, le sommant d’arrêter de taper sur la table/la tête de son voisin/leurs nerfs. C’est souvent le mec le plus cool de l’orchestre (certainement à cause de son passé de cancre).

Le pianiste, une fois ravalée sa déception de ne pas être soliste, découvre l'univers merveilleux de l’orchestre, s’amuse comme un petit fou et regrette d’avoir choisi le piano.


Tout ce petit monde est bien entendu alcoolique au dernier degré, caractéristique n°1 du musicien d’orchestre.


Note : Ceci est une oeuvre de fiction, élaborée dans un but pédagogique. Néanmoins toute ressemblance avec des personnages réels ou ayant existé ne saurait être entièrement fortuite...

jeudi 8 mars 2012

You should follow my Tumblr, dear…


Cette phrase, je l’ai pensée, et dite plusieurs fois ces dernières semaines.

Pourquoi ? Pourquoi Tumblr c’est bien ? Pourquoi ses utilisateurs ne peuvent s’empêcher de le promouvoir, se reconnaissent entre eux avec un petit sourire, y passe des heures à scroller alors qu’ils pourraient aussi bien aller ramasser des jonquilles ou enchaîner les varial flip en skate ? Hein ?

Suivez moi, on descends dans les entrailles de la bête…

Tumblr ça a d’abord été the next big thing en 2009. Le réseau social qui faisait le buzz, après les mastodontes Facebook et Twitter, et qui apportait un contenu différent. Des images, beaucoup d’images. Les créatifs, graphic designers, photographes, s’en sont emparés pour montrer leur travail, mettre leur portfolio en ligne. Son utilisation est enfantine. On choisit son thème, on se présente si on le souhaite, on commence à suivre les gens qui nous plaisent, et on se met à poster. Une interface simple, quelques boutons : Blog Reglog Like…, c’est parti. Le micro blogging dans sa plus simple/belle expression.

Et on y met quoi ?  Haha, c’est là la grande force de Tumblr. On y met tout ce qu’on veut !  Des images, du texte, de la vidéo, de la musique, des dessins, des photos, voilà pour les moyens. Mais surtout on y met ce qu’il y a dans sa tête, son imaginaire, bref on y met sa vie.





Tout est dit. Un Tumblr est souvent très personnel. Il reflète ce qu’une personne pense, ce qui l’intéresse, ce qui la fait vibrer, ce à quoi elle rêve à l’instant t, ce qu’elle est, ce qu’elle voudrait être, ce qu’elle n’ose pas dire dans la vie aussi. Tumblr regorge de citations, de petites phrases qu’on pourrait ranger dans la catégorie « développement personnel » #sourire#. C’est un formidable outil d’amélioration.

Certains ont plusieurs centres d'intérêt, et plusieurs Tumblr du coup (ce qui est encouragé par Tumblr). L'un généraliste, et l'autre sur les papillons par exemple. Le public est féminin (mais pas que), très américain encore, jeune, parce que les ados sont plus que les autres humains connectés à leurs rêves et enclins à les exprimer.

Il y a des stars comme partout, des gens qui postent 30, 50, 100 fois par jour. Quand on poste beaucoup, tout l'art consiste néanmoins à ne pas saouler ses followers (sinon le risque c'est qu'on vous dise "tu postes trop !" et arrêter de vous suivre !). Le succès d'un Tumblr vient de son angle, sa pertinence, la cohérence de son contenu. Si on vous suit, c'est qu'on aime votre univers, qu'il est reconnaissable et unique.

Source : Shhhhhh, I’m Dreaming by ilovedoodle on Doodle Everyday

On peut bien sûr faire des recherches par tag. Parmi les plus populaires LOL, Gif, Vintage, Fashion, Typography (mon préféré), Landscape, Food, etc. Il y a toujours quelque chose à découvrir.

Et comment est-ce qu'on devient un Tumblr à succès ? Et bien c'est comme partout ma pauvre Lucette !  Faut tagger ! Mettre du contenu (photos, textes, montages) personnel (les photos de chatons et de cupcakes marchent aussi toujours). Et rester cohérent. Il n'y a pas de mystère.

Alors, envie de vous y mettre ;) ?

vendredi 2 mars 2012

Marketeurs : ENFIN la méthode infaillible pour fuiter une information

SATISFAIT OU REMBOURSE

Vous aurez besoin de :

Quelques membres de votre famille (des amis proches font aussi l’affaire)

L’info à fuiter :

Vous êtes parti en week-end à la montagne chez un galant. Notez que vous auriez PREFERE que cette information reste secrète.

La procédure :
- Vous recevez dans le train de retour dudit week-end un sms de votre frère. Enhardi par son ton sympathique, le fait qu’il revient lui-même du ski, et parce que vous avez malgré tout envie de partager, vous répondez au sms, en ajoutant que vous avez vous même skié la veille et qu’il faisait -18 C° ! Vous appuyez avec confiance sur la touche Envoyer, sachant que votre frère est habituellement une tombe.


- Votre frère discute avec votre père. C’est là que les choses s’enchaînent avec un peu trop de zèle. Avec tous les sujets possibles en ce mois de février, votre frère, qui répétons-le ne formule habituellement tout haut une pensée que lorsque cela s’avère absolument nécessaire (urgence vitale), votre frère donc décide malgré tout d’aborder DE SON PROPRE CHEF un sujet aussi trivial que le temps. Et d’indiquer à votre père que vous étiez au ski ce week-end où il a fait très froid !

- Pendant ce temps, vous parlez à votre sœur au téléphone. Après avoir hésité pendant toute la conversation sur la pertinence de lui lâcher vous même l’info (souvenez-vous, vous avez envie de partager – mais vous CONNAISSEZ votre soeur), vous finissez par lui avouer où vous étiez, tout en lui précisant (d’un ton que vous aimeriez plus détendu) que vous apprécieriez que cette information reste entre vous. Le mécanisme est maintenant en place (votre sœur vient en réalité d’entendre : « Attention Attention, Secret Défense, Authorized Personnel Only, muni des Autorisations Nécessaires ». En d’autres termes, de quoi faire paniquer le plus équilibré et le moins soupçonneux des citoyens).

- Votre père (à qui on ne la fait pas) croise votre sœur. Précisons à ce stade que votre père vit à l’étranger. Il est rarement en France. Qu’il ait autant d’interactions avec votre fratrie en l’espace de trois jours est en soi étonnant. Qu’ils parlent autant de la météo ne l’est pas moins. Revenons-en à leur conversation. Votre père (à qui on ne la fait pas !) finit par s’enquérir benoîtement du lieu où vous étiez ce week-end pour qu’il fasse -18 C° ? (C’est froid !). C’est là le petit tour de clé nécessaire à la mise en marche du mécanisme. Votre sœur panique. Elle cherche, cherche, bafouille, se met à trembler légèrement, à rougir, avant de s’écrier : oui elle était en week-end au ski avec un garçon MAIS NE LE DIS SURTOUT PAS A MAMAN !!!

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