jeudi 27 septembre 2012

Orelsan, (de) ta mère, le gendre idéal !


L’autre jour n’écoutant que mon courage, je me suis mis en tête d’écouter le dernier album d’Orelsan. De qui ? ORELSAN, Aurélien Cotentin pour l'état civil. Pourquoi ça ? Parce que c’est le rappeur dont on parle tiens. Le garçon a fait le buzz il y a quelques temps à cause d’un morceau qui a provoqué l’ire des féministes *. Depuis, la polémique est retombée, et nouvel album. Ses chansons traînent sur les ondes, on en parle sur les réseaux sociaux, il est en concert dans ta ville. Avec sa tête de voisin de palier élevé au beurre frais, il n’est pas du tout cool, il est mieux que ça, il est hype. Et surtout, parce qu’il est normand. De Caen. Un rappeur.

Foin d’oxymoron, il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité. Un Normand peut-il vraiment rapper ? J’ai écouté l’album une fois, deux fois, trois fois. Stop ! A ce stade je préfère lever le suspense. N'étant pas maso, si j’ai écouté et même ré-écouté cet album, c’est qu’il ne m’a pas déplu. M’a–t-il plu ? Beeeeeen p't'être bien qu'oui, p't'être bien que non j’allais dire – mais ça devient lourd.

Au départ son flow surprend, il est un peu mou du genou, un peu traînant, un peu trop « j’aurais-t’y-pas abusé du chichon en me défonçant au poiré ? ». Et puis j’ai fini par m’habituer (on s’habitue à tout en ce bas monde, même aux baskets Isabel Marant) non sans avoir fait au préalable le deuil de Booba, du Pont de Sèvres, et des bouillons de hargne hardcore du rap des familles comme on l'aime.
Point non plus d’ego trip ici, ou peu, mais quand même de la punch line qui va bien : « la mort c’est la finale, le sommeil c’est l’entraînement » (Elle viendra quand même), et des paroles qui causent dans le poste à la génération Y :

« Pourquoi faire tout d’suite tout c’qu’on peut faire plus tard ?
Tout c’qu’on veut c’est profiter d’l’instant.
On s’épanouit dans la lumière du soir.
Tout c’qu’on veut c’est pouvoir vivre maintenant. » (La terre est ronde)

Orelsan, il raconte sa life, il s’est fait largué et il douille (Finir mal), il regrette les années 90 de quand il était petit (1990), il fait la teuf avec ses potes et il se retourne le cerveau (Des trous dans la tête), il va même jusqu'à observer la mondialisation de manière plutôt fine (La petite marchande de porte-clefs).

Craignant peut-être qu’on ne lui renvoie ses origines à la figure (et c’est ce qu’on n'manque pas d'faire, tavu), il opère des changements subtils sur la fin de l’album, qui change un peu de ton, et personnellement c’est là où je le préfère : en mode vénère grrr. Le propos quitte le petit bout de la lorgnette de sa vie, le flow se fait (un chouia) plus agressif, les paroles plus impertinentes, et l’on finit par toucher à quelque chose d’un petit peu… moins consensuel plus mordant.

Au final pourquoi ça emballe ? Mais parce que c’est du rap ! et que comme souvent avec le meilleur de cette musique, c’est super bien produit bon dieu. Que le mec ne se prend pas au sérieux, il ne prétend pas révolutionner le genre, mais que sa petite musique finit décidément par rester dans la tête…



Je te laisse avec Suicide social (gâté, va), celle-là même où il repeint les posters de sa chambre d’ado avec sa cervelle à la fin :



Orelsan, Le chant des sirènes, à se procurer chez son disquaire préféré vite avant qu'il ne mette la clé sous la porte. Ou sur Itunes.


* « Sale Pute » (quand même)

lundi 24 septembre 2012

Lolcat

Le lundi matin est un moment particulier de la semaine. Il faut se relancer dans l’arène après deux jours, rassembler son énergie et y aller. Certains s’en réjouissent (les parents de jeunes enfants), d’autres moins (tout dépend du patron ; des collègues ; du travail). Observons l’effet du lundi matin dans un appartement de région parisienne.


-       Se lever, et l’esprit encore tout embrumé de sommeil, se diriger vers les waters.

-       Le temps d’entrer dans la pièce, ne pas allumer la lumière des toilettes.

-       Au moment de se tourner vers l’interrupteur, apercevoir dans un flash un peu flou l’endroit où le pied déjà en l’air, va se poser dans moins d’un huitième de seconde. Avoir un mauvais pressentiment. Prier très fort pour qu’il soit possible de changer cet emplacement, dans une tentative bien vaine il faut le reconnaitre, d'arrêter le temps, ou du moins de dévier la trajectoire d'atterrissage dudit pied.

-       Impact.

-       Allumer la lumière.

-       Confirmer visuellement (s'il en était besoin) qu'on vient de marcher dans le popo du chat, que ce dernier avait délicatement déposé à côté de sa litière qui jouxte les toilettes (le drame de la promiscuité du logement parisien). Du pied droit.

Ouvrons ici une parenthèse. Serait-ce une mesure de représailles de la part du chat, qui bien malgré lui, ne mange que des croquettes depuis deux jours à la suite d’une rupture de stock de ses boites ? Peut-être. Mais aussi, c’était le week-end, et le dimanche les magasins sont fermés, tu comprends Minou ?... Mieux vaut arrêter là l'anthropomorphisme, et fermer la parenthèse.

-       Remercier le ciel de ne pas être pieds nus. Alléluia ! Et bonne semaine.



Le meilleur lolcat de la terre ICI




mercredi 19 septembre 2012

A la table des coeurs brisés du net

Lui : Tu vas rire, mais je m'imaginais déjà l'attendre à l'aéroport au retour de son voyage au bout du monde.
Elle : Je ne me moque pas, moi je me voyais en blanc au pied de l'autel alors...
Lui : ...
Elle : Elle cherchait quoi ?
Lui : "l'homme qui [lui] ferait quitter le site"... Toi ?
Elle : "un paradis artificiel sans artifice".
Lui : ...
Elle : ...
Elle et lui : Menteurs !!
Elle et lui : ...
Lui : Ca va la barbe là ?
Elle : Oui, je te l'ai déjà dit, tu es beau comme tout comme ça !
Lui : soupir...




samedi 4 août 2012

La Grèce, ça envoie du pâté

SAUF QUE. 
Nous avons une série de problèmes avec ce visuel :


1/ Qui a vraiment envie de manger du saumon en tube ?

2/ Qui peut, ne serait-ce qu'envisager, d'en manger avec quelqu'un qui confond infinitif et participe passé ??


3/ Cet aliment est comestible jusqu'en septembre 2014.


3/ Le tout sans préservatif ? CA VA LA TETE ??!

vendredi 27 juillet 2012

Mon cher Fausti,

Tu nous manques !


On désopile beaucoup moins depuis que tu es partie, et la chaleur des Cyclades semble plus difficile à supporter.

Après t'avoir amenée au bateau cette après midi, Eiem a mangé une glace (au yogourt avec des cerises), puis on est retourné à nos serviettes, on s'est baqué, rincé, et en se dépêchant, on a même réussi à ne presque pas louper le bus (cette fois).

Le soir, direction Chora pour dîner. On est passé prendre des tickets de bateau à l'office du tourisme, et que dire, à part que James McAvoy était toujours aussi beau derrière son comptoir ! Il est plus vieux que ce que l'on pensait en revanche. Il a même quelques petits cheveux blancs. Mais quels yeux clairs magnifiques ! Comme il m'intimidait un tout petit peu, je n'ai pas trop bien réussi mes exercices d'eye contact que tu m'as enseigné. Du coup il échangeait plutôt avec Eiem, mais on a bien désopilé quand même.

Pour dîner, on a été à la taverne où on avait aperçu hier le couple sinistré qu'on croise tout le temps. Le patron, un sosie d'Eric Cantona (plus râblé, mais au moins aussi pileux), a été un vrai père pour nous. Il nous a d'emblée offert un tetarto de vin blanc (royal au bar !), de la karpousi en dessert, et même deux briquets publicitaires de son resto. Du coup on était quand même un peu contentes, même si la nourriture était mauvaise (d'où la terrasse déserte. D'où les attentions), et on se dit qu'on est un peu obligé d'y retourner... On verra.

En sortant de la rue principale, sur qui tombons-nous, je te le donne en 100 ? La famille de poissons pilote, tu sais les Français qui avaient fait deux kms à la nage depuis la plage où on les avait vu, pour rejoindre notre crique avec les rochers. Avec le père et le fils au bout du rouleau parce que la mère n'arrêtait pas de parler (sauf quand elle nageait - c'est d'ailleurs sans doute pour ça qu'ils nageaient autant (d'ailleurs le père avait même un tuba), enfin du calme !). Donc quand on les croise ce soir et que je m'aperçois que c'est eux, je m'exerce une seconde au eye contact avec le fils, mais au bout de ce délai, j'en ai assez parce qu'en fait il est bof. C'est là qu'Eiem aperçoit la mère qui est derrière, et que je me mets à prier qu'elle ne mette pas en action sa légendaire discrétion. Au final elle ne fait que m'agripper le bras en s'exclamant tout bas : "hé, hé, hé ! Les Francais nageurs de l'autre jour !". Ouf
De retour à l'hôtel, un escadron de mosquitos vengeurs nous attendait, mais je crois qu'on peut dire que nous vainquîmes, avec force Tiger moon, lotion répulsive, prise anti-moustiques, bon coups de tongues dans la tronche, et moustiquaires (la victoire n'est pas le chemin, le chemin est la victoire !).

La famille avec les parents ectoplasmiques et les jumelles est toujours là, ils sont revenus juste après nous ce soir. Les parents sont plus passe-muraille que jamais, et la petite Choupita toujours aussi diaboliquement coquine (ou l'inverse ?).
En revanche pas de trace du couple de frenchies en scooter bizarrement assorti, tu sais, lui  il répondait aux questions qu'on se posait, comme quand tu as dit tout haut "demande donc au monsieur, il doit savoir ça", et qu'il a répondu direct "Bradley Wiggins" quand je me demandais qui avait gagné le tour de France (c'est vrai quoi, puisqu'il écoutait la conversation, autant le faire participer). Ils sont peut-être partis à Naxos par le bateau du soir ?

Tu nous manques Fausti, ainsi que ton air consterné quand je lâche une jeu de mot foireux. C'était super ces vacances ! J'espère que le retour, le transfert Pirée-aéroport, et la nuit à l'aéroport ne sont pas trop pénibles ! On pense à toi !
L'année prochaine on remet ça avec les +1 ?!

Allez à très vite, gros bisous,

Bloodie

mardi 17 juillet 2012

Géopolitique du conflit (intérieur)


A J-1 du départ en vacances à l’étranger, une interrogation fondamentale s’abat sur moi.
Vais-je réussir à mettre la main sur mon passeport ? Mes vaccins sont-ils en règle pour la destination à laquelle je me destine ? Le climat géopolitique de la région est-il supportable ? Qu’en est-il des droits de l’Homme ??

Non non non, rien de tout ça (ces questions ont été réglées en amont et tout va bien de ce côté grands dieux), mais bien : quelle couleur de vernis choisir pour les mains ET pour les pieds ? Cette délicate question me plonge dans des abîmes de réflexion. Il s’agit de faire un minimum le poids vis-à-vis des indigènes locales, et puis quoi, on a une certaine idée du grooming ou on ne l’a pas !

Waikiki Orange ? Un tangerine ? Du Jade ou un khaki vintage ? Du noir (pas très été) ?… Un You don’t know Jacques, si fidèle tout au long de l’année ? Ou bien plus foufou, une teinte mimosa (qui s’avère charmante lorsqu’on est DEJA bronzée), ou un Lapis of luxury ?...




C’est que Madame de Beauvoir avait raison, si tout était facile et inné, cela se saurait, et définitivement, on ne naît pas femme, n’est-ce pas, on le devient…

jeudi 12 juillet 2012

Ce drôle de moment

où tu te retrouves à expliquer à ton ex, les fonctionnalités facebook pour cacher les updates de son ex (la suivante après toi) de son newsfeed...